Le principal dispositif social de reproduction du capital.

Le patriarcat est une domination des femmes et le principal dispositif de reproduction du capital. Il répartit inégalement le temps socialement disponible, organise l'accumulation et la transmission des capitaux. Le féminisme remet en cause les conditions mêmes de cette reproduction.

Partager
Le principal dispositif social de reproduction du capital.
TL ; DR

Tout commence avec un mec en ligne qui me demande d'expliquer ce qu'est pour moi le patriarcat puisque les femmes ont à peu près les mêmes droits humains que les hommes en France... et là, j'ai commecé à écrire.

Le patriarcat est généralement pensé comme un rapport de domination entre les sexes. Je défend une autre hypothèse : C'est le principal dispositif social de reproduction du capital.

En répartissant inégalement le temps socialement disponible, les rapports sociaux conditionnent la capacité des individus à produire, accumuler, convertir et transmettre les différentes formes de capital. Les écarts d'accès aux ressources, au temps, à l'emploi ou à l'espace ne relèvent donc pas seulement de discriminations isolées, mais d'un mécanisme de reproduction qui se prolonge par la famille, la conjugalité et la filiation.

Le patriarcat ne produit pas directement la richesse ; il en organise la transmission et la continuité.

Dans cette perspective, le féminisme matérialiste, décolonial et intersectionnel ne vise pas uniquement l'égalité entre les femmes et les hommes : il remet en cause les institutions qui assurent la reproduction des rapports sociaux et ouvre ainsi une opportunité de dépassement du capitalisme lui-même.

Le patriarcat constitue, selon moi, le principal dispositif social de reproduction du capital. Là où le capital organise l'accumulation des richesses, le patriarcat en assure la transmission, la légitimation et la continuité à travers la famille, la conjugalité, le lignage, la division sexuelle du travail et les rapports de genre[[1]][[2]][[3]][[4]].

Cette réflexion s'inscrit dans le prolongement des travaux de Silvia Federici. Elle montre que le travail reproductif, historiquement invisibilisé et majoritairement assumé par les femmes, constitue une condition essentielle de l'accumulation capitaliste[[3]]. Je propose d'étendre cette perspective en faisant de la répartition inégale du temps socialement disponible la condition matérielle plus générale qui permet la production, l'accumulation, la conversion et la transmission des différentes formes de capital.

C'est pour moi l'idée que patriarcat et capital sont consubstantiels : le capital ne peut durablement se maintenir sans les institutions qui assurent la reproduction sociale des individus, des rapports sociaux et des rapports de domination. Si cette affirmation paraît contre-intuitive, c'est notamment parce que le patriarcat est le plus souvent pensé comme un rapport de domination entre les sexes plutôt que comme un dispositif de reproduction sociale.

Cette hypothèse conduit à interroger les récits qui présentent le capitalisme comme un système fondé sur les seuls choix individuels. Ils entretiennent le mythe d'un lien naturel entre capitalisme, liberté et bonheur[[5]][[6]]. Loin de constituer un espace d'émancipation, le capitalisme fonctionne comme une entreprise d'asservissement et de subjugation. Il prétend garantir la liberté individuelle en la réduisant à l'exercice de la propriété privée et à l'accumulation de richesses matérielles[[7]][[8]].

Cet idéal est un leurre. Les individus n'existent jamais indépendamment des groupes auxquels ils appartiennent. Dans les sociétés capitalistes, les classes occupent une place centrale[[9]][[10]]. Une classe rassemble des individus occupant une position comparable dans la société, sans pour autant partager une expérience identique[[9]][[10]][[11]]. Les rapports de pouvoir qui la traversent dépendent notamment de la capacité de chacun à mobiliser ses différents capitaux économique, culturel, social ou symbolique et, ce faisant, à agir sur les autres classes et les individus qui les composent[[10]][[11]][[12]]. Cette mobilisation suppose toutefois une ressource préalable, souvent invisibilisée : le temps nécessaire à l'acquisition, à la conversion et à la transmission des capitaux. Les inégalités de temps constituent ainsi une condition matérielle de leur accumulation. L'argent n'est alors qu'une unité abstraite mesurant ces écarts de pouvoir ; les inégalités économiques n'en sont qu'une manifestation.

Les rapports de classe ne constituent toutefois pas l'unique principe de production des expériences sociales. Chaque classe est traversée par d'autres rapports sociaux. Un groupe social rassemble des individus qui partagent une expérience située de la domination et, à travers elle, un point de vue particulier sur la société, inaccessible à ceux qui ne vivent pas cette expérience[[13]]. Un même groupe peut ainsi traverser plusieurs classes. Le genre, la racialisation, l'orientation sexuelle ou le handicap en constituent quelques exemples. Chaque individu appartient simultanément à plusieurs groupes sociaux et son expérience n'est jamais produite par un seul rapport social. L'intersectionnalité désigne précisément la manière dont ces rapports s'articulent pour produire une expérience singulière de la société[[14]]. C'est de leur intersection que naît la singularité sociale de chaque individu.

L'un des effets les plus constants de ces dispositifs est la répartition inégale du temps socialement disponible. Les groupes favorisés bénéficient d'un temps libéré par une organisation sociale qui leur est favorable. À l'inverse, les groupes dominés consacrent une part plus importante de leur existence à compenser les désavantages qu'ils subissent : davantage de temps d'attente, de travail, de formation, de justification ou d'efforts pour accéder à des ressources comparables. Cette inégale répartition du temps conditionne leur capacité à produire, accumuler, convertir et transmettre les différentes formes de capital. Les premiers héritent d'un « temps disponible », les seconds d'un « temps contraint ».

Si l'on s'intéresse à des dispositifs matériels, économiques ou organisationnels dont les règles sont, en apparence, identiques pour tous, on constate que leur organisation sociale produit des expériences différenciées selon la position qu'occupent les individus dans les rapports sociaux. Le genre n'est ici qu'un exemple : des mécanismes comparables s'observent à partir de la racialisation, du handicap, de l'orientation sexuelle, de l'âge ou d'autres formes de différenciation sociale. Il ne constitue donc pas une exception, mais un cas paradigmatique permettant de comprendre comment les rapports sociaux structurent la distribution du temps, des ressources, des opportunités et, finalement, des différentes formes de capital.

Prenons l'exemple d'un homme et d'une femme utilisant les mêmes toilettes dans un lieu public. L'homme urine généralement debout ; la femme urine assise. Avant de s'asseoir, celle-ci vérifie l'état de la cuvette, ce que l'homme n'a généralement pas besoin de faire. Cette différence d'usage, répétée quotidiennement, produit une expérience distincte d'un même espace. Le point de vue qui en résulte ne découle pas directement de la biologie, mais des usages sociaux et, plus largement, de l'organisation sociale du monde[[15]]. Les menstruations renforcent encore cette différence : elles nécessitent des équipements adaptés et une configuration particulière des sanitaires, sans équivalent pour les hommes. Ainsi, un même espace matériel produit des expériences sociales différenciées.

Dans les lieux publics où les sanitaires sont séparés entre femmes et hommes, la file d'attente devant les toilettes des femmes est fréquemment plus longue que devant celles des hommes. Cette différence tient notamment au fait que les toilettes masculines, en permettant d'uriner debout, offrent davantage d'unités de service à surface égale[[16]]. Les équipements destinés au change des enfants sont, en outre, souvent installés dans les sanitaires des femmes, ce qui réduit encore le nombre de cabines disponibles. Il suffirait pourtant d'adapter la superficie des espaces sanitaires à ces usages différenciés. Or, c'est rarement le cas : dans de nombreux établissements, les sanitaires des femmes et des hommes occupent des surfaces comparables[[16]]. L'espace public, comme l'espace privé, est ainsi immédiatement plus contraint pour les femmes. Elles en font l'expérience dès l'enfance. Cette organisation leur impose un temps d'attente supplémentaire et procure, en contrepartie, davantage de temps disponible aux hommes, en dehors du travail salarié.

Face à une mise en œuvre inégalitaire des dispositifs sociaux, il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir. Qu'il s'agisse d'accéder à un équipement public ou de créer une entreprise, les ressources dont disposent les individus conditionnent leurs possibilités d'action[[17]]. Imaginons une personne souhaitant créer une entreprise. Pour obtenir un prêt bancaire, elle devra généralement présenter des garanties sous la forme d'un patrimoine ou d'un capital économique préalablement constitué. Une personne rémunérée au salaire minimum et dépourvue d'héritage devra souvent épargner pendant de nombreuses années avant de réunir ces garanties. À l'inverse, une personne disposant d'un patrimoine ou de revenus plus élevés pourra les constituer plus rapidement et avec un effort moindre. Les deux disposent du même droit de créer une entreprise, mais pas des mêmes moyens de l'exercer[[17]]. L'inégalité ne réside donc pas seulement dans l'accès au crédit, mais dans le temps supplémentaire nécessaire pour réunir les conditions qui rendent cet accès possible.

En France, en 2024, le revenu salarial annuel moyen des femmes demeure inférieur de 21,8 % à celui des hommes. Cet écart s'explique en partie par un recours plus fréquent au temps partiel, mais il persiste également à temps de travail identique (EQTP), où le salaire des femmes reste inférieur de 14,0 %[[18]]. Pourtant, les femmes sont, en moyenne, plus diplômées que les hommes, sans que cet avantage scolaire ne compense les écarts de rémunération observés[[18]]. Elles disposent ainsi, en moyenne, de ressources économiques plus faibles. Une femme qui dispose déjà de moins de temps disponible pour satisfaire certains besoins quotidiens doit donc également consacrer davantage de temps ou d'efforts à accumuler un capital économique équivalent[[17]]. À qualification égale, elle doit ainsi souvent investir davantage de temps pour atteindre des positions comparables.

Dans un régime capitaliste, la famille et l'institution conjugale constituent les principaux dispositifs de reproduction des inégalités sociales. Les différentes formes de capital y sont constituées, mutualisées, accumulées et transmises par la filiation. Cette transmission suppose que certains individus disposent du temps nécessaire pour accumuler du capital, tandis que d'autres consacrent davantage de leur existence à compenser les désavantages qu'ils subissent. Les inégalités de ressources entre femmes et hommes ne disparaissent donc pas à l'échelle individuelle : elles se prolongent dans la famille et influencent les conditions matérielles d'existence de la génération suivante. En structurant les conditions de constitution, de mutualisation, d'accumulation et de transmission des différentes formes de capital d'une génération à l'autre, les inégalités de genre participent ainsi à la reproduction des inégalités de classe[[19]]. La famille ne reproduit donc pas seulement les positions sociales : elle contribue également à la reproduction du système économique lui-même.

Le patriarcat ne produit pas directement la richesse, mais en organise les conditions de reproduction. En répartissant inégalement le temps socialement disponible entre les groupes sociaux, il conditionne leur capacité à produire, accumuler, convertir et transmettre les différentes formes de capital. Par la famille, la filiation, la conjugalité et les institutions qui organisent cette répartition des temporalités sociales, il reproduit les positions sociales, les privilèges et les rapports de domination qui assurent la continuité de l'accumulation.

Si une femme revendique les mêmes droits qu'un homme ainsi qu'une même considération salariale et matrimoniale, le calcul de sa rentabilité, compte tenu des menstruations, du risque de grossesse et des effets de la ménopause, conduit les employeurs à discriminer sa candidature ou à limiter sa progression professionnelle. Cette discrimination ne repose pas sur ces caractéristiques elles-mêmes, mais sur leur incidence anticipée sur la continuité de l'activité professionnelle et les performances attendues[[20]]. Il en résulte une inégalité structurelle entre femmes et hommes, qui ne disposent pas des mêmes chances d'accéder aux mêmes positions sociales ou d'y progresser. Les dispositifs législatifs destinés à limiter ces discriminations ne suppriment pas les mécanismes économiques qui les produisent. Le capitalisme conditionne le sexisme ; le libéralisme l'accentue et le dépolitise. Une contradiction structurelle est ainsi renvoyée à la responsabilité individuelle : les femmes sont tenues d'adapter leur biologie et leur vie privée aux exigences de leur carrière.

Le féminisme matérialiste, décolonial et intersectionnel ne se limite pas à revendiquer l'égalité des droits entre les femmes et les hommes. Il constitue un projet politique qui remet en cause les rapports sociaux produisant les inégalités et, à ce titre, s'inscrit dans une perspective postcapitaliste fondée sur l'adelphité plutôt que sur la fraternité universelle. Il implique ainsi une redéfinition des modes de production, d'accumulation et de répartition des richesses[[21]].

En conséquence, il ne peut transformer durablement la condition des femmes tant que persistent les dispositifs qui assurent la reproduction de ces rapports sociaux. L'amélioration de la condition d'un groupe ne peut être durable tant que les mécanismes produisant sa domination demeurent inchangés. Dans les sociétés occidentales contemporaines, ces mécanismes bénéficient principalement aux hommes blancs, cisgenres et hétérosexuels, dont la position concentre plusieurs rapports de domination.

Le patrilignage organise prioritairement la transmission du patrimoine, du nom, des positions sociales et des ressources entre les hommes. Il constitue ainsi un dispositif de reproduction des avantages acquis. Sous cet angle, il fonctionne selon une logique d'accumulation comparable à celle du capital : les ressources circulent préférentiellement au sein du groupe qui les détient déjà, assurant la continuité de sa position dominante[[22]].

En se constituant en groupe politique à partir d'une conscience partagée de l'oppression, les femmes produisent un sujet collectif capable de remettre en cause les rapports sociaux qui fondent le patriarcat. Par l'intersectionnalité, cette remise en cause dépasse leur seule condition et concerne l'ensemble des groupes soumis à des rapports de domination[[23]].

En contestant la conjugalité, les rapports de domination, le salariat comme unique horizon d'émancipation, l'isolement des individus et l'exclusivité des liens affectifs, le féminisme prive progressivement le groupe qui concentre les positions dominantes des mécanismes qui assurent leur reproduction. Il remet ainsi en cause les conditions mêmes de l'accumulation du capital, plus profondément qu'une lecture du marxisme limitée aux seuls rapports de production.

Le patriarcat n'est pas distinct du capital : il constitue son principal dispositif social de reproduction. Par la famille, la filiation, la conjugalité et les institutions qui assurent la transmission des différentes formes de capital, il reproduit les positions sociales, les privilèges et les rapports de domination qui rendent possible la continuité de l'accumulation[[22]].

Le féminisme consiste alors à interrompre ce mécanisme de reproduction. En contestant les institutions qui organisent la transmission des capitaux et la répartition inégale des temporalités sociales, il ne s'attaque pas seulement à une domination de genre, mais au dispositif qui permet au capital de se reproduire. Il ouvre ainsi une possibilité de sortie du capital, pour les femmes comme pour les hommes.

[[1]]: Delphy, C. (2013). L'ennemi principal. Tome 1 : Économie politique du patriarcat. Paris : Syllepse. Patriarcat comme système matériel.

[[2]]: Vogel, L. (2019 [1983]). Le marxisme et l'oppression des femmes. Vers une théorie unitaire. Paris : La Dispute. Théorie de la reproduction sociale.

[[3]]: Federici, S. (2014 [2004]). Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive. Genève : Entremonde. Articulation entre patriarcat et accumulation du capital.

[[4]]: Fraser, N. (2023). Le capitalisme cannibale. Comment notre système dévore la démocratie, le care et la planète – et comment l'en empêcher. Marseille : Agone. Contradictions entre capital et reproduction sociale.

[[5]]: Fisher, M. (2018 [2009]). Le réalisme capitaliste. N'y a-t-il pas d'alternative ? Paris : Entremonde. Naturalisation du capitalisme comme horizon de liberté.

[[6]]: Fraser, N. (2023). [[4]]. Critique de l'idéologie libérale du capitalisme.

[[7]]: Marx, K. (2018 [1867]). Le Capital. Livre I. Paris : Éditions sociales. La propriété privée et l'accumulation comme fondements du capital.

[[8]]: Fisher, M. (2018). [[5]]. La liberté individuelle comme forme d'intériorisation du réalisme capitaliste.

[[9]]: Marx, K. (2018 [1867]). Le Capital. Livre I. Paris : Éditions sociales. Les classes comme positions dans les rapports de production.

[[10]]: Bourdieu, P. (2018 [1979]). La Distinction. Critique sociale du jugement. Paris : Les Éditions de Minuit. Les positions sociales et la distribution des capitaux.

[[11]]: Vogel, L. (2019). [[2]]. Les rapports de reproduction sociale comme dimension constitutive des rapports de classe.

[[12]]: Bourdieu, P. (2018 [1979]). [[10]]. Les capitaux comme ressources différenciées de pouvoir.

[[13]]: Hartsock, N. C. M. (2021 [1983]). « Le point de vue féministe : développer le terrain d'un matérialisme historique spécifiquement féministe », dans Anthologie du féminisme américain. Paris : Éditions du Croquant. Les groupes dominés développent des savoirs situés issus de leur expérience sociale.

[[14]]: Collins, P. H., & Bilge, S. (2020 [2016]). Intersectionality. Cambridge : Polity Press. L'intersectionnalité comme articulation des rapports sociaux produisant des positions sociales singulières.

[[15]]: Hartsock, N. C. M. (2021). [[13]]. Emprunt d'un exemple tiré de Marilyn French (The Women's Room, 1977 ; trad. fr. Toilettes pour femmes) ; des pratiques sociales ordinaires produisent des savoirs situés et des points de vue différenciés.

[[16]]: Anthony, H. K., & Dufresne, M. (2007). Potty Parity in Perspective: Gender and Family Issues in Planning and Designing Public Restrooms. Journal of Planning Literature, 21(3), 267-294. Les différences de conception des sanitaires publics produisent des inégalités d'accès et de temps d'attente entre les femmes et les hommes.

[[17]]: Bourdieu, P. (2018). [[10]]. Les différents capitaux (économique, culturel, social et symbolique) déterminent inégalement les marges d'action des individus.

[[18]]: Insee. (2026). « Écart de salaire entre femmes et hommes en 2024 », Insee Focus, n° 377.

[[19]]: Bourdieu, P., & Passeron, J.-C. (1970). La Reproduction. Éléments pour une théorie du système d'enseignement. Paris : Les Éditions de Minuit. La transmission intergénérationnelle des différentes formes de capital contribue à la reproduction des positions sociales et des inégalités.

[[20]]: El Haj, M., Baert, S., Van Ootegem, L., Verhofstadt, E., & Lippens, L. (2024). Fertility, Pregnancy, and Parenthood Discrimination in the Labour Market: A Systematic Review. IZA Discussion Paper, 17435. Synthèse des travaux empiriques sur les discriminations liées à la grossesse, à la maternité et à l'âge de procréer sur le marché du travail.

[[21]]: Delphy, C. (2013). [[1]]. Critique matérialiste des rapports sociaux de sexe.

[[22]]: Bourdieu, P., & Passeron, J.-C. (1970). [[19]]. Transmission intergénérationnelle et reproduction des positions sociales.

[[23]]: Collins, P. H., & Bilge, S. (2020). [[14]]. L'intersectionnalité articule les rapports de domination et les expériences situées.